Le calame, pour une écriture sensible

Le calame, pour une écriture sensible

Émotions hypersensibles

Les émotions, c’est un peu comme le moteur de la vie.  Que se passe-t-il lorsque ces émotions sont à fleur de peau ?  Comme si soudainement, une fuite de carburant se produisait.  Comme si l’essence de votre existence s’écoulait si rapidement que vous n’arrivez plus à retenir l’énergie qui fuit de toutes parts et vous empêche ainsi d’atteindre votre destination sans avoir à intervenir.  Il faut alors et en urgence, colmater la fuite, n’est-ce pas ?  Et, pour y arriver, vous aurez besoin d’un ruban hyper adhésif constitué de rationalité, de patience et de sagesse acquise de haute lutte au fil des jours et de l’expérience. Il sera aussi nécessaire de vous arrêter pour un moment indéterminé, le temps qu’il faudra, pour vous assurer de bien vous reposer avant de reprendre le volant de votre existence.

 

Lorsque vous serez réhydraté et à nouveau frais et dispos, il vous sera alors possible de poursuivre votre chemin, en toute quiétude.  Il vous faut aussi comprendre que cette façon de vivre est maintenant votre responsabilité et qu’il est impossible pour vous de jouir de la vie autrement.  Inutile de ruer dans les brancards.  Il vous faudra vous respecter et adopter un mode de vie plus calme pour que vous puissiez arriver jusqu’au bout du chemin que vous avez choisi, sain et sauf.  Vous voulez profiter de chaque instant, inspirer les autres, être utile, empathique ?  Alors, aimer vos émotions parfois trop vives, qui vous font si mal et vous épuisent et qui pourtant à d’autres moments, vous rendent si heureux que vous avez envie de crier sur les toits ! 

 

Votre différence constitue votre force et votre vitalité en dépend.  N’ayez pas peur de montrer vos sentiments aussi mais surtout et par-dessus tout, ayez la patience d’expliquer aux autres ce que vous ressentez.  Ce n’est pas tout le monde qui est hypersensibles, sachez-le.  C’est plutôt le contraire.  Comme toute minorité, vous devez apprendre à composer avec la majorité.  Et, ce n’est pas en vous taisant ou en vous tenant à l’écart que vous y parviendrez.  Rares sont ceux et celles qui sont méchants.  La plupart sont en mesure de vous comprendre, si vous prenez le temps d’expliquer les émotions qui vous traversent de la tête aux pieds.  Si tous n’ont pas votre sensibilité, ils ne sont pas débiles pour autant.  Soyez persévérants, tolérants envers vous-mêmes et envers les autres, surtout.  Cela ne donne rien de jouer les victimes, bien au contraire.  Relever la tête, essuyer vos larmes et expliquez-vous, c’est probablement votre meilleure chance d’être compris et accepté par la majorité dominante de gens moins sensibles.

 

Vous possédez un atout majeur dans votre jeu.  Il s’agit justement de votre grande sensibilité hors norme qui vous permet de sentir et de voir tellement de choses que les autres ne peuvent percevoir du premier coup !  Certains vous envieront tellement cette capacité, cette façon d’être qui est la vôtre, qu’ils ne pourront s’empêcher de vous dénigrer.  Vous devrez encaisser leur arrogance sans vous décourager.  Cependant, dans la grande majorité des cas, les autres, oui, oui, les autres, les moins sensibles adorent vous entendre et connaître vos états d’âme.  Votre imagination inspire la leur.  Votre sens du détail, votre sensibilité fine et aiguisée et votre délicatesse les inspirent.  Vous avez beaucoup plus de poids dans l’opinion privée et publique que vous ne le croyez.  Inutile de vous cacher car si la plupart de vos semblables sont moins sensibles, ils ont de l’instinct et à leur insu, ils vous ont déjà détectés.  Ils sont attirés par vous, veulent plus de vous et pourraient facilement vous épuiser.  Aussi, soyez ouverts mais sachez en même temps vous retirer aussi souvent et aussi longtemps que nécessaire pour garder votre belle énergie.  Cet équilibre subtil est la clef de votre bonheur qui se reflète si directement sur votre entourage.  Ils ne le crieront pas sur les toits mais ils vous adorent pour ce que vous êtes et qu’ils ne sont pas !  Votre différence inspire confiance lorsqu’elle est mise en paroles et en gestes.  La plupart des hypersensibles représentent un pont pour cette humanité besogneuse qui a bien besoin de la fraicheur de vos propos.  Soyez confiants, chers et chères hypersensibles, vous êtes les épices qui rehaussent le plat, le feu d’artifices qui émerveille les enfants, la parole qui réconforte, l’intuition et l’anticipation qui précèdent les grandes actions.  L’empathie devance chacun de vos pas et les autres ne demandent pas mieux que de vous entendre et même, de vous suivre dans vos élans qui sont parfois ceux des grands visionnaires.  C’est déjà 50% du chemin de fait !  Pensez-y ! Acceptez avec grâce ce don du ciel qui vous appartient et partagez-le de votre mieux avec vos semblables tout en conservant un équilibre fin et harmonieux, à chaque instant.

 

Surtout, n’essayez pas d’être quelqu’un d’autre, de vous « normaliser », de faire comme si, soyez qui vous êtes et vous serez la première personne à vous apprécier pleinement, à votre juste valeur.  Toute votre vie tient sur le fil ténu de cet équilibre précieux entre l’exaltation et le calme volontaire, récupérateur, protecteur de votre santé physique et mental.  Soyez un, uni en vous-mêmes, sans leurres et sans compromis inutiles.  Vous êtes le vent léger, le souffle de l’ange qui caresse la joue avec toute la grâce et la délicatesse qui permettent de guérir les cœurs tristes en une infime fraction de seconde !  Vous êtes le miroir fidèle de la Beauté du monde, la toile de Bouddha qui se moque du net.  Vous êtes vivants, vibrants, envoutants comme un soleil éclatant parmi les teintes de jaune et d’orange rougeoyants de l’automne et … je vous aime !  Que dire de plus ?


10/10/2019
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Émotion disruptive

Le 27 septembre dernier, lors de la plus grande marche mondiale pour le climat qui a mobilisé entre-autre environ 500,000 personnes à Montréal, j’ai ressenti un pincement au cœur.  J’ai été touchée par l’événement au point d’en avoir la larme à l’œil.  J’éprouvais une joie sincère, pleine d’espérance de voir enfin se former un mouvement de solidarité planétaire !  Une marée humaine venait d’effectuer un premier pas vers une nouvelle société émergente plus juste et plus équitable.  On ne pourrait plus ignorer ce problème maintenant par d’étroites considérations strictement égocentriques et économiques.

 

Une page est tournée.  Et ça finit toujours par arriver comme ça.  C’est ça l’espérance.  C’est une roue qui tourne au fil du temps.  Un temps pour se taire en silence, époque de rêve des dictateurs.  Un temps pour se parler, ouvrir les bras, accueillir, ère plus démocratique et pleine d’espérance.

 

Nous y voilà enfin arrivé.  La société n’a jamais atteint un degré de contrôle et de surveillance du citoyen aussi élevés.  Les gens sont encouragés à espionner tout ce qui bouge autour d’eux et qui n’est pas à leur goût.  On dénonce tout et surtout n’importe qui ou n’importe quoi.  On croit savoir, être dans son « bon » droit.  On veut tout pour notre clan familial et tant pis pour les autres.  Mais voilà que le climat nous en fait voir de toutes les couleurs !  Comme c’est inévitable et que même les plus égoïstes pourraient être touchées, on y va de bon cœur, on se joint au groupe MONDIAL de protestation.  Bravo !

 

Certains hésitent encore et crient presqu’à l’insurrection !  Sur les réseaux sociaux, ils nous disent que la petite Greta, qui, soi dit en passant, est atteinte du Syndrome d’Asperger, ne sourit pas assez.  Elle a l’air enragée … Il y a même un journaliste qui lui aurait dît qu’elle n’avait pas assez de respect pour ses ainés … etc.  Eh oui, il y a les vrais réfractaires, des gens qui vivent dans un passé pourtant révolu depuis au moins 50 ans, si ce n’est pas plus.  Et on n’y peut rien.  Il faut aussi laisser passer cette parade ridicule et rétrograde.  Ils voteront libéral ou conservateur dépendant de leurs petits intérêts personnels du moment, dormiront paisiblement sur leurs deux oreilles pendant que la majorité des gens sur cette planète meurent de faim, à chaque seconde.  Ils vous diront qu’après tout ce n’est pas leur faute.  On peut diminuer ou mieux pour eux, couper l’aide internationale, ce n’est pas de leurs affaires, pourvu qu’ils paient moins d’impôts.  Oui mais voilà, le problème du climat ne les épargnera pas malgré leur aveuglement volontaire enraciné en eux depuis si longtemps.  Que ce soit la peur, l’indifférence, l’égoïsme, le manque d’instruction, une ou plusieurs formes d’aliénation mentale qui les poussent ainsi à se mettre la tête dans le sable, cela ne les sauvera pas. 

 

Ouf, c’est dit !  À nous maintenant de les aider à grandir, à évoluer, à devenir plus compatissants à l’extérieur du cercle restreint de leur petite personne et de leur clan et, aussi épouvantés qu’ils puissent être présentement par ce mouvement de protestation, ils auront besoin quand même et malgré tout de notre accueil et de notre tolérance.  Nous avons tous autour de nous et sur les réseaux sociaux des amis et de la famille qui se sont abandonnés eux-mêmes devant le mur qui leur semble insurmontable de leur ignorance.  Aidez-les à grandir.  N’ayez pas peur de les remettre en question, ils sont assez forts, ils ont l’habitude de paraître très forts, ils se joindront à vous grâce la puissance de votre sincérité patiente et assurée.  Aimez-les de votre mieux et rappelez-leur cet amour que vous leur portez, ils en ont besoin malgré leur image de succès répétés, ils ont besoin de vous tout autant qu’ils sont !  Les plus forts ne sont pas souvent ceux que l’on croit et ce, malgré les apparences.  Bon courage, mes amis, le temps n’est plus aux chicanes, il est à la réconciliation mondiale.  Par la paix, par l’amour et la solidarité, sauvons la planète tous ensemble !  Le soleil s’est levé ce matin mais qu’en sera-t-il demain sans notre détermination à lui rendre et à maintenir son éclat ?


06/10/2019
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Émotion libératice

Je vivais dans un monde tout petit, tout petit où le coin de la rue était la limite.  J’étais entourée de dangers et de protections, tout à la fois.  Un jour, alors que je frôlais mes 18 ans, j’ai ouvert la porte de la maison et je suis partie vers un monde tout grand, tout grand.

 

Bien sûr, je n’avais pas ce qu’il faut pour tout comprendre et la grande Vie n’a pas tardé à me le montrer.  Assez rapidement, je me suis retrouvée dans le pétrin.  C’est alors que j’ai su que le monde tout grand ressemblait à sa façon au monde tout petit.

 

J’avais tout de même gardé le meilleur en moi.  J’étais jeune, énergique et avec peu de confiance, je savais me relever.  J’avais appris cela dans le monde tout petit.  Je voulais tout et tout de suite, comme dans la chanson.  Et mes premiers grands voyages, je les ai faits au cœur de l’océan … de mes émotions.  Avec mon emploi, je ne pouvais que subvenir à mes besoins de base mais cela n’avait aucune importance pour moi.

 

J’étais LIBRE dans un monde tout grand et à chaque fois que je respirais, je me remerciais d’avoir osé ouvrir toutes grandes mes ailes.  La Vie sans être comme dans le livre m’enchantait et chaque goutte de sang dans mes veines jubilait de bonheur et d’espoir.

 

J’étais enflammée et presque sans cervelle.  Je bouillais du désir de vivre intensément et je voulais rester libre.  Je n’avais aucun effort à fournir pour y arriver puisque j’incarnais qui j’étais avec une telle force et une telle vigueur que personne n’aurait osé s’y opposer vraiment.

 

Aujourd’hui ce flambeau glorieux de liberté intérieure pousse chacun de mes pas vers une grande Vie de cœur, émotive et victorieuse, qui se bonifie d’elle-même par elle-même.  Les prisons humaines sont multiformes et n’ont pas besoin de barreaux.  Seule la liberté intérieure peut se maintenir saine et sauve indépendamment du sexe, de l’âge, de l’argent et de l’environnement.  Cette émotion libératrice prend naissance dans le désir le plus simple et le plus sincère qui soit.  C’est une poussée intérieure qui ne peut être retenue.  C’est dans la nature des choses.  Il suffit de ne pas lutter contre le vent !


27/09/2019
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Émotion crystalline interstitielle

Un oiseau majestueux aussi bleu que le ciel qu’il est en train de traverser entre la nuit et le jour naissant attire mon attention alors que je sors tranquillement du sommeil en jetant un coup d’œil à l’extérieur. Quelques étoiles encore visibles l’accompagnent.  Il ouvre toutes grandes ses ailes avec élégance et traverse l’océan aérien qui maintenant arbore des nuances de turquoise. Puis, il se propulse habilement tout juste devant un soleil aux premières lueurs du jour qui nous éclabousse avec des rouge-écarlate, des pourpre immaculés, des rose tendres et des oranges enflammés.  Mon cœur ne peut retenir sa joie face à ce spectacle unique et pourtant répété tant de fois de mille et une manières distinctes. On dirait un conte de fée et pourtant c’est un événement quotidien bien réel qui se répète un peu différemment à chaque matin. Cela suscite en moi une question en apparence toute simple : pourquoi favoriser une émotion au détriment de tant d’autres possibles ?  Même les émotions tristes ont quelque chose de précieux à nous chuchoter à l’oreille à propos de qui nous sommes vraiment.

 

Pourtant, Il n’est pas facile d’affronter la tristesse, la peur ou la colère alors, on refoule ce surplus émotionnel dérangeant.  À un moment donné, cela fait des bulles que l’on repousse de plus belle et encore plus profondément.  Et le temps qui passe n’arrange rien.  Les sens ameutés continuent la combustion silencieuse jusqu’à ce que le chaudron déborde de toutes parts.  Alors, on s’empresse de nettoyer en tâchant de tout remettre en ordre au plus vite !  Mais de quel ordre s’agit-il exactement ?  Le normatif ou le superlatif ?  Pour me réaliser pleinement, j’ai fait le deuxième choix, le premier étant trop restreint pour moi. En effet, j’ai décidé de vivre mes émotions avec intensité et détermination, avec intégrité aussi.  C’est alors seulement que je suis devenue moi, une personne unique que l’on ne peut plus manipuler.  Cela en a dérangé plusieurs et encore aujourd’hui, cela en rebute encore d’autres à me fréquenter.  La vérité fait peur.  La franchise même tout en délicatesse en décourage plusieurs.

 

Comment suis-je devenue ainsi ?  Accordez-moi encore quelques instants pour que je puisse  vous parler de ce chagrin qui m’a un jour jeté dans un Vide absolu qui n’avait ni début, ni fin.  Suspendue dans l’espace avec pour seul objet à quoi me raccrocher : une lanterne à la main comme un petit phare dans la nuit la plus sombre de mon existence, dans ce couloir étroit, cet univers impossible, j’ai presque tout vu de mes yeux et j’ai deviné le reste.  Je suis devenue muette de stupéfaction.  Ce qui m’a alors sorti de l’abime de haut en bas et de bas en haut dans lequel j’étais plongée accidentellement, ce fut une présence qui s’est soudainement manifestée alors que j’étais hors de mon corps.  Je me suis sentie aussitôt différente et surtout moins seule.  J’ai immédiatement réintégré ma maison humaine, c’est-à-dire mon corps et j’ai su pour la première fois de ma Vie que je n’étais pas seule et que je ne l’avais jamais été.  Cette présence aimante semblait en total état de grâce et je pouvais ressentir sa joie pléthorique.  J’étais à la fois moi, c’est-à-dire triste et désemparée, mais je pouvais quand même percevoir clairement ce que cet être ressentait. Je « savais » que son bonheur qui m’était insoutenable dans l’instant était occasionné par le fait que j’avais enfin découvert sa présence.  Je « pressentais » de la même manière, comme par une sorte de télépathie qu’il avait toujours été là pour moi depuis le début de ma vie.  Son état de béatitude riante (eh oui, il riait …)  m’étais dans l’instant  quasi insupportable et, bien que je fusse plutôt contente de cette découverte, j’avais envie de le fuir car il était bien trop heureux pour moi.  Mais je suis restée.  Je n’ai pas perdu mon amertume sur le coup et cela me prendrait encore du temps.  Je pourrais vous parler de lui (eh oui, je l’ai identifié à un homme, bien qu’il n’ait pas vraiment de sexe) encore longtemps mais je vais m’en tenir à ceci pour aujourd’hui : nous ne sommes pas seuls, je pense que nous sommes entourés de présences invisibles bienveillantes.  Personnellement, je préfère m’en tenir à cette unique présence qui me semble beaucoup plus près de moi pour poursuivre ma route.  Sûrement, qu’il y a aussi de ces présences moins philanthropiques mais je suis pas mal certaine qu’il suffise de les ignorer pour s’en débarrasser. 

 

À la suite de ce redressement inespéré de mon existence, j’ai fait de mon mieux pour écouter toutes les paroles des poètes disponibles en spectacles, ici et là, et cela me soignait aussi et me faisait un bien inestimable.

 

Aujourd’hui, il m’arrive parfois de me précipiter moi-même entre l’humain néandertal et le néant total. Je me lance du sommet de ma suffisance dans le non-être et je le fais sans crainte et sans sortir de mon corps, en assumant mes états d’âme entièrement, grâce à cette force lumineuse que je peux maintenant sentir en pleine conscience.  Mon guide spirituel m’accompagne dans cet étrange pèlerinage qui n’appartient qu’à moi, semble-t-il ?  C’est dans le magma de mes émotions que je me baigne alors en chantant haut et fort pour les vivants et … les êtres chers déjà décédés !  Que c’est beau la Vie et … j’en veux plus encore et toujours …

 

Ah oui j’oubliais, ma relation avec mon guide spirituel est pour ainsi dire en constante évolution.  Elle change subrepticement, au fil du temps qui passe et qui n’est jamais pressé, en m’aidant à me découvrir encore davantage mais cela c’est une autre histoire que je vous réserve pour plus tard.  À suivre …

 


23/09/2019
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Émotion à l'arraché

Je n’avais pas envie d’être émotive ce jour-là mais presque sans le vouloir toutes sortes d’émotions montaient en moi.  Je me sentais unique et multiple à la fois.  Je me devais de rester forte et d’être la patronne malgré toutes les merveilleuses et diverses possibilités qui existaient déjà pour moi mais, vous le savez peut-être, on n’y arrive pas toujours.

 

Il est bon parfois de se perdre dans sa propre multitude et de redécouvrir tout ce qui nous océanise ou tout ce qui bouillonne dans le magma de notre âme en feu et tôt ou tard, elle sera feue Carole par-ci, feue Carole par-là.  On dira de moi que j’étais comme ceci ou comme cela.  Certains diront que j’étais lunatique et paquet de nerfs et d’autres au contraire que j’étais sage et calme et tous auront raison !  Et moi dans tout cela, je ne sais pas qui je suis vraiment mais j’assure.  Je protège qui je crois être la plupart du temps et j’ennoblie mon essence en le faisant. 

 

J’assure et j’assume pleinement d’être seulement un peu de moi, unique et unifiée.  J’ai peu de regrets en général mais j’en ai un, secret, que je découvre en vous le dévoilant :  je suis multiple, capable de tout et de rien.  J’aimerais avoir plusieurs vies parallèles et en avoir conscience.  Ainsi, je pourrais être chanteuse, professeur de français, poétesse, grande danseuse de ballet, super star de n’importe quoi, psychanalyste et philosophe et un peu mère Térésa sur les bords, première ministre et grande actrice de renommée mondiale … et tout ceci, pour commencer.

 

Sans parler de tout ce que je ne suis pas par pur hasard mais pourtant … Je ne suis pas sportive, je ne suis pas soldate, je n’ai jamais exercé de fonctions excentriques ou typiquement masculines.  Mes prouesses sont en réalité timides et je me retire du jeu de la vie facilement pour retrouver la paix et mon petit confort personnel.  Je suis pourtant brave et audacieuse.  J’aime protéger les autres et je suis capable de le faire sans m’oublier.

 

Je m’arrache à la douleur pour savourer la liberté.  J’espère et j’ose être ce que je suis et comme la plupart d’entre-nous, j’en veux plus !


18/09/2019
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